"Sans les parrains, les enfants n'iraient pas à l'école"
Philippe Théard, coordinateur de notre programme de parrainage en Thaïlande depuis ses débuts, répond à quelques questions...
Que faites-vous en Thaïlande ?
Alain Deloche m’a envoyé en Thaïlande pour une mission de 3 semaines et je ne suis jamais revenu. J’y suis maintenant depuis 21 ans. Nous étions une association dont la première vocation était médicale mais nous partions du principe que, quand on a la santé, il faut l’éducation.
Notre aide s’est dans un premier temps portée auprès des enfants des bidonvilles de Bangkok. Très rapidement, nous avons décidé d’aider la scolarisation des enfants du Nord-Est car ce sont eux qui peuplaient les bidonvilles en grande majorité. C’est une région pauvre, non-touristique et isolée.
Comment le parrainage aide-t-il un enfant ?
C’est un suivi médical et scolaire. Sans les parrains, les enfants n’iraient pas à l’école. Bien souvent, les familles pauvres ne choisissent qu’un enfant pour l’envoyer à l’école et il poursuit rarement ses études au-delà du primaire.
C’est non seulement une aide matérielle mais également morale. Les familles se sentent soutenues et sont fières d’envoyer leur enfant à l’école. Ce qui est intéressant dans le parrainage individuel, c’est aussi le lien qui se tisse entre le parrain et l’enfant.
Le parrainage individuel demande une attention soutenue et un réseau très important. Suivre un enfant quotidiennement demande la mobilisation d’une énorme équipe. C’est ce que nous avons constitué à travers des professeurs thaïlandais qui travaillent dans des établissements publics et nous apportent leur aide bénévolement.
Quels sont les besoins les plus importants?
Le parrainage est le nerf de notre activité…sans parrainage ces enfants n’iraient pas à l’école, il n’y aurait pas de maison d’accueil…les enfants qui nécessitent un parrainage se comptent en milliers !
Grâce aux fonds de soutien collectifs, nous aimerions aussi pouvoir à terme développer deux projets par école annuellement, avec en priorité des bibliothèques et des jardins potagers.





« Sans les parrains, les enfants n’iraient pas à l’école »… nous partageons à 100% votre point de vue. Depuis 1993, je parraine des enfants dans la région d’Ayutthaya avec MdM puis avec la « Chaîne de l’Espoir ». Elles se prénomment Pornthip (20 ans), Tanattha et Yuwadee (16 ans), Janista (7ans) et Somruethai (pour la filleule de 9 ans de ma fille). Nous les avons rencontrées en décembre 2002 et 2006 et ce fut inoubliable ; mes 2 témoignages sont sur mon site internet (http://delarras.chez-alice.fr) et le 2e a été repris en partie sur le blog de la « Chaîne de l’espoir ».
Nous avons pu apprécier le travail extraordinaire de votre équipe, mais pour ces visites à nos filleules, dans leurs familles, il serait sympathique d’avoir une accompagnatrice francophone (ce fut le cas en 2002) plutôt qu’anglophone (comme en 2006). Ainsi nous pourrions communiquer beaucoup plus aisément avec les parents. Et les liens seraient alors encore bien plus forts…
Camille D.
Rédigé par: Delarras camille | le 06 avr. 2008 à 18:13